L’Haÿ-les-Roses : une police municipale bien équipée

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Le 24 novembre dernier, à l’invitation du Maire de l’Haÿ-les-Roses Vincent Jeanbrun, Catherine Procaccia a assisté à une démonstration du nouveau Pistolet à Impulsion Électrique (PIE), dit « taser » mis à disposition des 20 policiers municipaux.
Ces derniers ont insisté sur le caractère dissuasif du taser, qui évite aux policiers l’usage d’une arme létale. La démonstration in situ, à laquelle a assisté et même participé la Sénatrice, a été très convaincante ! Le nouveau Taser intègre en outre deux cartouches et une caméra-piéton. Adapté au gilet pare-balles, cette arme « intermédiaire » ne peut cependant pas remplacer les armes létales dont l’usage peut s’avérer nécessaire si le policier est attaqué.
Par contre, la police municipale n’a plus le droit d’utiliser des drones, bien utiles en zone pavillonnaire puisqu’ils permettaient de vérifier rapidement les effractions et de suivre le contrevenant. Leur effet dissuasif semblait très efficace.
La Sénatrice a félicité le Maire pour l’équipement qu’il met à disposition de ses agents afin qu’ils assument la sécurité de la population, tout en étant eux-mêmes protégés au mieux, comme par exemple avec des tours de cou anti-égorgement.

Dioxines et incinérateur d’Ivry : fausse alerte ?

311789090_10225340027061536_1260313822582999785_nAu début de l’année, une étude menée par un collectif écologique avait révélé des concentrations de dioxines anormalement élevées aux alentours de l’incinérateur d’Ivry-sur-Seine. L’Agence Régionale de Santé avait immédiatement préconisé la suspension de la consommation d’œufs des poules élevées en plein air à Ivry, Paris et dans les communes avoisinantes.
Catherine Procaccia avait alors posé une question écrite au Gouvernement sur l’impact de ces concentrations. Sans réponse depuis 8 mois, elle l’a de nouveau interpellé en octobre lors de questions orales.
Le Gouvernement a finalement indiqué que si le travail commun réalisé par la Direction Générale de la Santé, l’ARS d’Ile-de-France et les agences sanitaires nationales, confirmait des niveaux de contamination dépassant les seuils réglementaires, il n’y avait pas de lien de causalité démontré avec l’incinérateur du Sytcom qui respecte bien toutes les normes imposées.
Par contre, la fiabilité de la méthodologie de l’étude présentée par l’association écologique a été clairement remise en cause par les scientifiques. L’ARS mène une étude complémentaire qui sera connue au premier semestre 2023.
Enfin, plusieurs études de l’ANSES et de Santé publique France démontrent que résider à proximité d’incinérateurs ne semble pas modifier les niveaux d’imprégnation en dioxines. Cependant, par prudence, la consommation de produits issus d’animaux élevés en plein air dans une zone connue comme polluée doit être évitée, comme celle des œufs non industriels.
La Sénatrice a regretté que le Gouvernement ait laissé une association paniquer les habitants et n’ait pas communiqué plus rapidement sur les résultats de l’ARS à la population.

Soutien aux élus agressés

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Le 15 novembre dernier, le Sénat a adopté à l’unanimité une proposition de loi, que Catherine Procaccia avait co-signée, visant à ce qu’une association d’élus ou une assemblée parlementaire puisse se porter partie civile au procès en cas d’agression d’un de ses membres.
En 2021, 1 000 élus ont déclaré avoir été victimes d’une agression verbale ou physique. Les maires et leurs adjoints en sont les principales cibles. Malgré le dépôt de plaintes contre ces auteurs, le nombre de classements sans suite reste important.
Pour en diminuer ce chiffre et convaincre les élus de porter plainte, ce texte vise à être un soutien juridique et moral pour l’élu.
Une association peut être aussi partie au procès en cas de dégradation des biens de l’élu, ou si l’un des proches de ce dernier – conjoint, partenaire ou résident au même domicile – est victime d’une agression.

Empêcher les jeunes de fumer des Puffs

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Au cours de la discussion sur le projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) pour 2023, Catherine Procaccia a fait voter un amendement instaurant une taxe importante sur les PUFFS, ces cigarettes électroniques jetables à usage unique qui fait fureur chez les ados.
Conçues pour attirer les jeunes avec des saveurs telles que la limonade, le coca-cola ou la barbe à papa et un packaging qui les fait ressembler à des bonbons, les Puffs – qui signifie bouffée – sont théoriquement interdites à la vente des mineurs. Mais selon les chiffres d’Action contre le Tabac, 13% des 13-16 ans ont déjà fumé.
Selon les addictologues, cela va les conduire plus tard vers le tabac.
Sans compter qu’elles sont jetées n’importe où, alors qu’elles contiennent batterie et résistance. Pour l’environnement aussi, ce n’est pas bon.
Pour les dissuader, la Sénatrice augmente le prix en faisant passer le paquet de cigarette de 10 à 20 euros.
Le Sénat a voté l’amendement à la quasi totalité des présents, malgré l’avis défavorable du Gouvernement qui a pourtant déclaré partager les mêmes préoccupations.