Visite d’Orly à l’heure de la reprise

IMG_0013-previewAprès une fermeture pendant le confinement, l’aéroport d’Orly a pu réouvrir le 28 juin dernier.

Pendant cette période, les équipes d’ADP ont repensé  son fonctionnement pour fluidifier le trafic des passagers  en respectant les règles sanitaires liées au Covid.  Un deuxième aérogare a été ouvert mi juillet lorsque le trafic a atteint 10 000 passagers ( contre 100 000 habituellement)  pour faire respecter les distanciations et éviter les croisements entre passagers de plusieurs vols qui ont été constatés à Charles de Gaulle.

Air France qui assurait plus de 50 % du trafic Orly a déporté la plupart de ses vols sur Roissy CDG, notamment ceux en direction de l’Outre-Mer et le Maghreb ne constitue plus que 5 % du trafic, contre 20 % habituellement.  Ce qui fait que 55 % du personnel d’ADP est toujours au chômage partiel.

Le 24 juillet dernier, Catherine Procaccia était invitée avec quelques parlementaires du Val-de-Marne par les équipes d’Aéroports de Paris à venir constater les nouveaux protocoles mis en place,

Au jour de sa visite, le Gouvernement n’avait pas encore annoncé le renforcement des modalités d’accueil des voyageurs en provenance de pays jugés dangereux, dans lesquels le virus est encore actif. Toutefois, les équipes d’ADP avaient été prévenues avec un peu d’avance, leur permettant de s’organiser pour appliquer les procédures renforcées annoncées l’après-midi même.

Comme l’avait dénoncé la Sénatrice lors de sa question au Gouvernement, plus tôt cette même semaine, les mesures mise en place pour contrôler les voyageurs à l’arrivée à Paris : prises de température par infrarouge (mises en place par l’opérateur, non par l’État), invitation à se faire tester dans un terminal de l’aéroport si le relevé dépassait 38 degrés, n’étaient qu’incitatives et donc peu suivies.

 Un centre médical a été mis en place dans l’aéroport,  en lien avec les équipes de l’APHP,  composé de médecins mais aussi d’étudiants en médecine qui, comme pendant le confinement, représentent une main d’œuvre essentielle en période de crise. Ces équipes testaient via le PCR les voyageurs jusqu’ici volontaires. Ils vont devoir s’occuper des vols en provenance des  destinations  « rouges »pour lesquelles les tests sont maintenant obligatoires. Pour autant, le trafic à Orly étant encore limité, la plupart des vols en provenance de ces pays sont à destination de Roissy, permettant ainsi un flux de traitement correct à Orly. Le médecin a d’ailleurs indiqué à la Sénatrice qu’il ne comprenait pas pourquoi des mesures plus restrictives n’avaient pas été adoptées plus tôt, comme l’ont fait de nombreux pays.

Par ailleurs,  la Sénatrice a pu constater que commençaient à être demandées les informations de suivi des voyageurs, à l’image de ce qui se fait chez nos voisins européens. Catherine Procaccia avait, plus tôt dans la semaine, critiqué les faiblesses (voire l’absence) de traçabilité des voyageurs. Il semblerait que suite à sa question et à l’organisation proposée par ADP en partenariat avec les compagnies, le suivi des  personnes (étrangers et français) en provenance des zones à risque va être plus efficace.  Il était temps !

Pour conclure,  selon le Directeur de l’aéroport, les différentes nouvelles mesures  sanitaires ne gêneront pas le fonctionnement d’Orly d’autant que la reprise du trafic est très lente  À l’inverse, Roissy accueillant une grande majorité des vols internationaux, ADP aura un tout autre travail à faire pour concilier fonctionnement et sécurité sanitaire.