Visite de la startup LIVI à Créteil

IMG_2023Catherine Procaccia s’est rendue, Lundi 23 septembre, au Centre Hospitalier Intercommunal de Créteil (CHIC) pour y rencontrer les dirigeants de la startup LIVI, entreprise spécialisée dans la téléconsultation médicale. A quelques mètres des urgences de l’hôpital, ce centre de santé d’un nouveau type a ouvert le 28 février. Il a pour vocation de recevoir physiquement des patients,  qui ne relèvent pas de réelles urgences ou qui ne peuvent avoir un rv  rapide avec leur médecin traitant. L’originalité est que la consultation avec le médecin généraliste de garde ( inscrit à l’ordre des médecins) se déroule à distance via une tablette et une application dédiée (après passage auprès d’une infirmière qui procède à des contrôles médicaux simples comme la tension). La liste des motifs et des symptômes est limitée. L’avantage est que des horaires sont nettement plus élargis (7h – 23h) que ceux  des Sami Val-de-marnais et les centres de santé classiques.

Les patients peuvent aussi consulter de chez eux, à partir de leur smartphone depuis juillet 2018.
En un an (juillet 2018 / juillet 2019) :
  • 20 164 patients pour 30 011 consultations.
  • 73% « ont évité une consultation physique » selon les patients.
  • 75% des actes ont donné lieu à des prescriptions médicales.
  • 30% des consultations en dehors des horaires classiques d’ouverture, notamment le soir
ont pu bénéficier de téléconsultations
Lors de son entretien avec Matthieu Girier, DRH du CHIC et Maxime Cauterman, Directeur médical de LIVI, ont été évoqués de nombreux sujets, notamment le remboursement des frais médicaux et l’apport de la 5G en France, dont Catherine Procaccia a été rapporteur du texte en juin dernier au Sénat, et qui devrait permettre le développement de la télémédecine, indispensable dans les déserts médicaux dont certaines parties du Val-de-Marne font partie.
Sur la question du remboursement, et malgré la signature de « l’avenant 6 », le 29 mars par l’Union nationale des caisses d’assurance maladie (Uncam), la CPAM n’a jusqu’à présent remboursé que 12% des 500 000 téléconsultations réalisées en France, depuis le début de l’année. La téléconsultation étant une activité encore très récente, la CPAM doit affiner ses conditions de remboursement pour permettre une prise en charge optimale des patients, qu’il s’agisse d’un rendez-vous avec le médecin traitant ou non. La Sénatrice s’est proposé de faire remonter au Sénat cette interrogation au Gouvernement pour que cette pratique, novatrice, soit à la fois encadrée et développée.