Mars 2010 - Les stages de nouveau autorisés !

Catherine Procaccia, Sénatrice UMP du Val-de-Marne et Conseillère générale de Vincennes, a été alertée par des étudiants qui se voyaient refuser des conventions de stage par leurs universités respectives.
 
En cause, l’article 30 de la loi du 24 Novembre 2009 relative à « l’orientation et à la formation professionnelle tout au long de la vie » selon lequel  « les stages sont intégrés à un cursus pédagogique selon les modalités définies par un décret ». (Catherine Procaccia fut Présidente de la Commission spéciale au Sénat).
 
Cette disposition partait d’un bon sentiment : empêcher les abus de certaines entreprises qui avaient recours à des stagiaires à titre gracieux plutôt que de procéder à des embauches de jeunes diplômés:un véritable jackpot pour celles-ci ! Mais « l’effet secondaire » fut imprévu : les universités ont appliqué un principe de précaution, autrement dit, elles ont refusé de délivrer des conventions de stage (qu’ils soient intégrés dans le cursus ou non!) en attendant le décret application...
 
En vue de débloquer cette situation, la Sénatrice a donc contacté l’ensemble des protagonistes : à la fois, les membres de « Touche pas à mon stage » (groupe de plus de 4000 membres sur Facebook) mais aussi les ministres concernés : ValÉrie Pécresse, Ministre de Enseignement supérieur et Laurent Wauquiez, Secrétaire d’Etat chargé de Emploi.
 
Sensible à ce problème, la Ministre de l’Enseignement supérieur a immédiatement réagi en envoyant une lettre aux Présidents d’université. Elle leur demande de ne pas perturber le déroulement de ces formations dans attente du décret application, précise que ce dernier aura pour but « d’encadrer les stages » quelle que soit la nature de ceux-ci (obligatoires, de réorientation, facultatifs ou optionnels) et  « éviter certains abus » comme l’inscription fictive à l’université, pratique que certaines entreprises recommanderaient aux jeunes diplômés candidats à un stage !
 
La Ministre en a profité pour leur rappeler aux universités les nouvelles règles de rémunération des stagiaires, dorénavant obligatoire à partir de deux mois.
 
La Sénatrice estime que la situation a été rapidement débloquée même si, pour de nombreux étudiants, l’attentisme des facultés (et de certaines entreprises très prudentes) a mis à mal leur projet de stage.
 
Elle compte cependant rester vigilante sur le décret, qui doit être publié prochainement, (après consultation des Conférences des Présidents d’universités, du comité des stages et de la professionnalisation des cursus). Elle tient à saluer la pugnacité des étudiants et se félicite d’avoir pu contribuer au dénouement de ce contentieux.
 

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