Lors de la séance des questions orales ce mardi 4 mai, Catherine Procaccia, Sénateur UMP du Val-de-Marne et Conseillère générale de Vincennes, a interrogé le ministre des transports sur la voie auxiliaire du tronçon A4/A86 restée hors service depuis deux accidents survenus en décembre dernier.
Le statut spécial de cette voie qui reste toujours en cours d'expérimentation a contribué à cette apparente inaction. En effet, si un délai de près de 5 mois a été nécessaire pour cette intervention technique c'est qu’il s’agissait de glissières "prototypes" et que les services du DIREF ne disposaient de pièces de remplacement qu'en cas de panne simple. Les chocs à répétition ont détruit le système de commande et il a fallu procéder à un nouvel appel d'offre. Le gouvernement a confirmé ce qui avait été annoncé par la presse ( Le Parisien): les éléments de remplacement devraient être opérationnels à la mi-mai et une remise en service de la voie prévue pour la fin du mois.
Délai très court qui laisse la sénatrice dubitative : " Mi-mai, c'est la semaine prochaine. Je n'ai pas encore vu le commencement des travaux..." et de s'insurger car, selon elle, il existait une alternative : la voie annexe aurait pu continuer à être ouverte sans les barrières glissantes puisque les panneaux lumineux fonctionnaient eux : ils auraient pu signaler l'ouverture ou la fermeture de la voie et la police, très présente sur cette portion pour verbaliser, aurait pu veiller à ce que les automobilistes respectent les consignes..
C'est la Secrétaire d'Etat Chantal Jouanno qui lui a répondu car ce système dont l'efficacité est maintenant reconnue pour diminuer les encombrements, contribue à améliorer la qualité de l'air et, coûte beaucoup moins cher que des investissements lourds d'élargissement de la voie.
Catherine Procaccia a souhaité qu'à l'avenir, la maintenance préventive soit préférée à la maintenance curative.