Ce mercredi 18 janvier, le Sénat débattait, sur l’initiative de la majorité sénatoriale, de la fameuse « circulaire Guéant » de mai 2011 qui, appliquée de façon trop rigide, a conduit à l’expulsion d’étudiants étrangers de haut niveau, diplômés d’Université et même de grandes écoles.
Compte tenu de l’émotion suscitée dans ces établissements par le traitement de certains dossiers, les trois ministères concernés – Intérieur, Travail et Enseignement supérieur- ont trouvé un accord et adressé, la semaine dernière, des instructions « correctives » aux Préfets.
Catherine Procaccia, Sénatrice UMP du Val-de-Marne et Conseillère générale de Vincennes, s’est félicitée de cette avancée tout en demandant au Ministre de l’Intérieur que les dossiers refusés depuis cet été soient réétudiés.
Habituée des circulaires qui posent problèmes (elle avait réussi à faire évoluer celle sur les stages des étudiants), elle ne s’étonne pas de l’application qu’elle qualifie de « tatillonne » de l’administration.
Mais elle va plus loin puisqu’elle conteste le principe de l’intrusion de cette dernière dans la politique de ressources humaines des entreprises privées.
Sous son coude, en exemple concret, le dossier d’une jeune Val-de-Marnaise de Cachan, bac +8 en économétrie, embauchée en CDI l’été précédant qui vient de se voir refuser la prolongation de son visa.
Elle affirme, à partir de ce dossier, qu’un fonctionnaire est incapable de savoir ce qu’est un actuaire, et réclame que l’administration se contente de vérifier le contrat de travail et l’égalité de rémunération. L’embauche ne se fait pas que sur le seul diplôme mais aussi sur des compétences humaines et un profil.
A travers ce dossier, elle défend la liberté des entreprises de procéder aux recrutements qu’elles souhaitent, tout en respectant les règles de droit.
Cependant, contrairement à ses collègues de Gauche, elle estime, à l’instar du Gouvernement que « les étudiants étrangers n’ont pas tous vocation à travailler en France, pas plus les étudiants français, poursuivant leurs études à l’étranger ».
Elle préconise un système impliquant beaucoup plus les entreprises comme le « sponsorship australien ou américain », sans lequel, un étranger ne peut obtenir une prolongation de son visa.