Préavis de grève des contrôleurs aériens : vers une évolution législative pro-consommateurs ?

contrôleurs aériens2Continuant avec pugnacité un des combats législatifs qui lui est cher, l’instauration d’un préavis de grève avec déclaration individuelle de 48 ou 72 heures des contrôleurs aériens, Catherine Procaccia a rencontré mardi 9 avril au Sénat les représentants d’Airlines for Europe (A4E), la plus large association de compagnies aériennes européennes.

Lancée en janvier 2016, cette association regroupe Air France-KLM, Aegean, Cargolux, easyJet, Finnair, Icelandair, International Airlines Group (IAG), Jet2.com, Lufthansa Group, Norwegian, TAP, Travel Service, Ryanair et Volotea.

Avec plus de 550 millions de passagers transportés, les membres d’A4E représentent plus 70% des déplacements de voyageurs sur le continent et exploitent plus de 2 700 avions.

Catherine Procaccia et les représentants d’A4E se sont entretenus sur l’impact des grèves des contrôleurs sur le marché du transport aérien. Ils souhaitaient connaître son avis sur les possibles évolutions législatives. La sénatrice se bat depuis des années pour instaurer un préavis de grève comme pour les transports terrestres afin que les compagnies aériennes puissent prévoir leurs vols à l’avance et surtout que des milliers de voyageurs ne soient pas pris en otage part quelques uns.
Pour l’instant, la ministre des transports ne semble pas prête à monter au créneau, malgré la pression des autres pays européens qui pâtissent de ces grèves à répétition (60% pour la seule France).
A priori, elles sont régulières à Marseille, mais on n’en parle peu, alors qu’elles ont des incidences sur tous les vols vers l’Italie et l’Espagne.

Faudra-t-il attendre que la France soit condamnée par la Cour de justice européenne pour que le Gouvernement agisse ?