L’État centralisateur force la main à 4 communes sur les logements sociaux.

Catherine Procaccia interrogeait ce matin au Sénat le Gouvernement sur le retrait des compétences d’attribution de permis de construire à 4 villes du Val-de-Marne (Saint Maur des Fossés, Saint-Mandé, Le Perreux et d’Ormesson sur Marne).


Sur ces 4 villes, 3 maires sont là depuis à peine un mandat, et le dernier n’a pris ses fonctions qu’il y a quelques mois.
Tous construisent, presque tous ont signé des conventions d’engagement avec l’État et tous imposent des taux stricts et même majorés de logements sociaux dans les nouvelles constructions pour répondre aux exigences inatteignables de la loi SRU. En se substituant aux collectivités, l’État centralisateur méconnait tous ces efforts et montre, une fois encore, le peu de considération qu’il a pour les élus locaux.

Aussi sympathique et efficace que puisse être le Préfet, que pourra t’il faire face au manque de foncier disponible, à son coût prohibitif, à l’existence d’un PPRI ou au caractère pavillonnaire de certaines villes ? Est-ce aussi lui qui se substituera aux maires pour construire crèches, écoles et autres équipements indispensables pour éviter de reproduire les erreurs passées de l’État ? Et qui financera ces équipements indispensables ? Il serait incompréhensible que l’État force une bétonisation et laisse comme d’habitude, les communes se débrouiller.