Le Sénat s’intéresse aux robots et l’influence qu’ils pourraient avoir dans le monde de demain.

QO robotEn fin d’année dernière, la délégation sénatoriale à la prospective a publié un rapport concernant le développement d’objets intelligents et connectés, ainsi que leur potentielle influence sur le secteur des emplois de service. La délégation a estimé que pour qu’il y ait une complémentarité entre le robot et l’homme dans les services, il faudrait au préalable prendre des mesures de régulation sociales et éthiques adéquates.

Dans le débat qui a suivi l’adoption de ce rapport Catherine Procaccia a interrogé le Ministre chargé des relations avec le Parlement pour connaitre le plan du gouvernement afin de faire évoluer la technologie dans le domaine de l’aide à la personne et ainsi permettre de faire cohabiter en bonne intelligence l’homme et la machine. Pour illustrer son propos, la Sénatrice a utilisé l’exemple du japon, qui, depuis 2013 investi massivement dans des robots d’aide à la personne pour assister soit l’aide-soignant dans ses taches répétitives, soit le patient dans sa vie du quotidien. En France, à une époque où les professions médicales sont sans cesse mises davantage à contribution, investir dans des robots pourrait permettre d’aider, voire de soulager le quotidien de ces personnels déjà bien lourd. Nous avons la chance, dans notre pays, d’avoir les ressources intellectuelles et entrepreneuriales pour construire ces machines et les déployer massivement partout sur notre territoire. Pourtant aujourd’hui, le coût de leur fabrication reste un gros frein dans la mise en place d’une politique publique efficace en la matière.

Monsieur le Ministre lui a répondu que la France est en effet en retard dans ce secteur mais que plusieurs expérimentations sont actuellement. Il lui a également indiqué que, suite à sa question, il reviendrait vers elle pour lui faire part des retours concernant l’expérience japonaise.