Grand débat et déclarations du 1er Ministre

CPS2Catherine Procaccia était l’invitée de » Sénat 360 », pour débattre des conclusions présentées le lundi le 8 avril par Edouard Philippe et dont le point essentiel concernait la pression fiscale.

Concernant l’adéquation entre une attendue future baisse des impôts et le déficit budgétaire, elle a rappelé que la suppression de la taxe d’habitation décidée par Emmanuel Macron était à l’origine de toutes les difficultés rencontrées car cette mesure n’était pas financée. En outre, cet impôt était le seul qui liait concrètement le contribuable avec les services publics locaux : voirie, écoles, aides sociales entretien des bâtiments….

Pour la sénatrice, l’Etat doit impérativement se pencher sur la diminution de ses dépenses. Comment le citoyen peut-il comprendre qu’il y a 40% de fonctionnaires en plus depuis 35 ans, alors que le service public s’est dégradé ? Enfin, la surtaxation des ménages (avec 52%  la France est le champion d’Europe de la taxation des habitants) et particulièrement des familles explique ce ras-le-bol fiscal.

La sénatrice a suggéré d’instaurer « un article 40 pour l’Etat » : toute création d’un impôt ou nouvelle taxe devrait être compensée par la suppression d’un autre.

Elle insiste aussi sur la constante création de nouvelles normes qui se traduisent dans tous les domaines par des surcoûts.

Les 3 autres invités du plateau partageaient l’approche de Catherine Procaccia :  les Français attendent maintenant des mesures concrètes. Et ce n’est pas en louant un lieu prestigieux comme le Grand palais au cœur de Paris que l’Etat montre qu’il les a entendus.