NGT : Des positions irréconciliables

20220609_155857Le 20 mai dernier, Catherine Procaccia est intervenue devant le groupe de travail du Comité de révision des normes en agriculture (CORENA) pour faire un point de situation sur les nouvelles biotechnologies végétales ou NBT. La Sénatrice a évoqué la position de la Cour de justice de l’Union Européenne (CJUE) et du Conseil d’Etat qui assimilent NBT aux OGM. Elle a déploré que l’on veuille appliquer une réglementation vieille de plus de 20 ans à ces nouvelles techniques couronnées par un Prix Nobel en 2020, et qui sont différentes de celles des OGM. Elle préfère d’ailleurs utiliser le terme NGT pour ces technologies qui ciblent une partie précise du génome d’une plante.
Elle a rappelé quels pouvaient être les apports des NGT pour l’agriculture et leur compatibilité avec l’agroécologie. Elle a tenu à présenter les arguments de ceux qui s’y opposaient et qui pensent que l’agriculture traditionnelle arrivera à nourrir 10 milliards d’hommes. Elle a regretté qu’un débat apaisé ne puisse sur ce sujet, comme sur d’autres, être conduits en France.

Bilan de la sûreté nucléaire

IMG_1987 Le 17 mai, Catherine Procaccia a présidé au Sénat la réunion de l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST) au cours de laquelle, conformément à la loi, l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) a présenté son bilan et l’analyse de la situation française de 2021. Le Président de l’ASN, Bernard Doroszczuk a fait état d’un bilan positif de la sûreté des réacteurs nucléaires et de la radioprotection (appareils médicaux). Les « anomalies de corrosion sous contrainte » ont largement été évoquées. Elles n’avaient pas du tout été anticipées : ce qui a conduit EDF à fermer 12 réacteurs nucléaires, afin de réaliser des expertises, et effectuer des réparations qui ne peuvent se réaliser qu’avec l’arrêt des réacteurs concernés. Aussi surprenant que cela paraisse, il semblerait que les plus anciens ne soient pas concernés. La Sénatrice a interrogé le Président afin de savoir si d’autres événements aussi imprévus pouvaient survenir et être anticipés. Il lui a été affirmé qu’EDF était en capacité d’assurer préventivement la sécurité des centrales nucléaires, grâce en particulier aux contrôles et arrêts beaucoup plus fréquents que dans d’autres pays. Par contre, il a appelé à un « Plan Marshall » pour le nucléaire, afin que la France fasse face à ses ambitions, tant en matière de production d’énergie que de traitement et gestion des déchets.

Visite d’Inventec – Bry-sur-Marne

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Catherine Procaccia a visité cette entreprise Val-de-Marnaise, qui est un des fournisseurs mondiaux de matériaux de soudure, de nettoyage et de revêtements pour les applications électroniques et semi-conducteurs utilisées dans les industries high-tech de l’aérospatial, de l’automobile et du médical.

Inventec est lauréat du plan de relance pour ses inventions innovantes, comme le projet « Flushing Net » visant à à apporter une solution de dépollution. Inventec et son groupe Dehon sont engagés depuis longtemps dans l’économie circulaire; ce qui fait sa spécificité sur ce créneau très technique. Depuis 2006, tous ses produits de nettoyage et de recyclage sont sans CMR, c’est-à-dire, sans produit Cancérogènes, Mutagènes, toxiques pour la Reproduction.

Messieurs Christophe et Frédéric DEHON, R&D Manager et Président d’Inventec, ont accueilli avec beaucoup de chaleur la Sénatrice et fait visiter les locaux de ce groupe familial qui existe depuis 60 ans et est, depuis toujours, implanté à Bry-sur-Marne, à proximité de la ligne SNCF.

Echanges sur la retraite des animaux de laboratoire avec la présidente de GRAAL

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Catherine Procaccia a échangé ce mercredi 20 avril avec Marie-Françoise Lheureux, présidente de l’association GRAAL (Groupement de réflexion et d’action pour l’animal) située dans le Val-de-Marne. Depuis 2004, cette association a organisé la sortie et le placement de 5668 animaux de laboratoire chiens, chats mais aussi chevaux, cochons, vaches, oiseaux, rongeurs… Depuis bientôt 25 ans, les 35 bénévoles ont mis en place un processus pour sauver les animaux utilisés pour des essais cliniques et éviter qu’ils soient euthanasiés en partenariat avec des laboratoires volontaires.

A travers cet échange, la sénatrice a compris les difficultés auxquelles fait face l’association : le financement des frais de transports jusqu’au lieu d’adoption, mais aussi le manque de places au sein des refuges ou zoos. En effet, si les chiens et chats sont très vite adoptés, si le bétail retrouve facilement une place chez un éleveur, le nombre croissant de souris de laboratoire proposées à une réadaptation complique l’adoption. Quant aux macaques de laboratoire, qui forcément ne font pas partie des espèces en voie de disparition, ils n’ont pas lieu d’être accueillis dans les zoos qui sont tous intégrés dans un programme de préservation des espèces.

L’association propose également des formations à des entreprises, nationales mais aussi internationales (Allemagne, Italie, Belgique) pour « re-socialiser » ces animaux avant leur sortie.

La retraite de ces animaux est un sujet méconnu.