Soutien aux élus agressés

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Le 15 novembre dernier, le Sénat a adopté à l’unanimité une proposition de loi, que Catherine Procaccia avait co-signée, visant à ce qu’une association d’élus ou une assemblée parlementaire puisse se porter partie civile au procès en cas d’agression d’un de ses membres.
En 2021, 1 000 élus ont déclaré avoir été victimes d’une agression verbale ou physique. Les maires et leurs adjoints en sont les principales cibles. Malgré le dépôt de plaintes contre ces auteurs, le nombre de classements sans suite reste important.
Pour en diminuer ce chiffre et convaincre les élus de porter plainte, ce texte vise à être un soutien juridique et moral pour l’élu.
Une association peut être aussi partie au procès en cas de dégradation des biens de l’élu, ou si l’un des proches de ce dernier – conjoint, partenaire ou résident au même domicile – est victime d’une agression.

Rencontre avec la police du Val-de-Marne

Réunion - Syndicat de policeLe 27 octobre dernier, Catherine Procaccia a reçu au Sénat le syndicat de police majoritaire dans le Val-de-Marne UNITE SGP POLICE 94 qui lui avait demandé un entretien.

Les représentants de ce syndicat ont évoqué les difficultés que rencontrent les policiers au quotidien, notamment au niveau des effectifs ; ce qui est hélas n’est pas une nouveauté dans le département. Ils ont aussi attiré son attention sur le fait qu’aucun des nouveaux policiers sortis des deux dernières promotions de l’école de police, n’ont été affectés dans le Val-de-Marne. Cette présence policière est nécessaire alors qu’il y a une nouvelle hausse des délits.

L’explosion des tâches qui sont demandées à la Police, visites ministérielles constantes, accompagnement des prévenus dans les hôpitaux et aux tribunaux, associé à la faiblesse des effectifs se traduisent par une moindre présence de la police sur le terrain, et donc du lien avec la population.

Plus inquiétant encore, le syndicat a évoqué la réapparition de la mutualisation des commissariats, que policiers et élus avaient dénoncée, et qui avait été abandonnée en 2017.

Enfin, Catherine Procaccia a découvert que les véhicules professionnels et personnels des policiers sont victimes de détériorations. Au sein de la Préfecture de Créteil, il est impossible de retrouver les auteurs de ces infractions en raison de l’absence de caméras de vidéosurveillance ! La Sénatrice comprend leur exaspération.

Dioxines et incinérateur d’Ivry : fausse alerte ?

2022-590-007-SKAu début de l’année une étude menée par un collectif écologique avait révélé des concentrations de dioxines anormalement élevées aux alentours de l’incinérateur d’Ivry- sur Seine. L’Agence Régionale de Santé avait immédiatement préconisé la suspension de la consommation d’œufs des poules élevées en plein air à Ivry, Paris et dans les communes avoisinantes.

Catherine Procaccia avait alors posé une question écrite au Gouvernement sur l’impact de ces concentrations. Sans réponse depuis 8 mois, elle l’a de nouveau interpellé en octobre lors de questions orales.

Le gouvernement a finalement indiqué que si le travail commun réalisé par la Direction Générale de la Santé, l’ARS d’île de France et les agences sanitaires nationales, confirmait des niveaux de contamination dépassant les seuils réglementaires, il n’y avait pas lien de causalité démontré avec l’incinérateur du Sytcom qui respecte bien toutes les normes imposées.

Par contre, la fiabilité de la méthodologie de l’étude présentée par l’association écologique a été clairement remise en cause par les scientifiques. L’ARS mène une étude complémentaire qui sera connue au premier semestre 2023.

Enfin plusieurs études de l’ANSES et de Santé publique France démontrent que résider à proximité d’incinérateurs ne semble pas modifier les niveaux d’imprégnation en dioxines. Cependant, par prudence, la consommation de produits issus d’animaux élevés en plein air dans une zone connue comme polluée doit être évitée, comme celle des œufs non industriels.

La sénatrice a regretté que le Gouvernement ait laissé une association paniquer les habitants et n’ait pas communiqué plus rapidement sur les résultats de l’ARS à la population.

OPECST : Table ronde sur la Chlordécone

Capture d'écran - OPECSTEn tant que rapporteur du rapport de 2009, Catherine Procaccia a présidé deux tables-rondes sur les conséquences de la chlordécone aux Antilles, le 20 novembre dernier.
Durant les échanges, tous les participants, universitaires, parlementaires, membres associatifs et scientifiques, ont tous signalé la défiance de la population antillaise vis-à-vis de l’Etat et des élus locaux. Ce qui explique le non-respect par la population des conseils alimentaires pour éviter de manger trop de légumes racines ou de crustacés pollués par la chlordécone.
Cette méfiance s’explique, selon les intervenants, par la mauvaise gestion de la communication sur ce sujet.
La chlordécone a profondément bouleversé la vie des agriculteurs, des maraichers et des marins-pêcheurs, eux-mêmes impactés par l’interdiction de la pêche dans certaines zones.
Les scientifiques ont rappelé que ce pesticide est un facteur aggravant du cancer de la prostate.
S’ils sont critiques sur la situation dans les Antilles, les intervenants ont néanmoins souligné une meilleure collaboration dans l’élaboration du plan chlordécone IV, et ont réclamé la mise en place d’outils de démocratie participative.

Pour regarder les tables-rondes, cliquer sur la vidéo suivante :