Audition de l’OPECST concernant l’EPR de Flamanville

opesct 17Le 17 Juillet, l’Office Parlementaire des Choix Scientifiques et Technologiques (OPECST) a procédé à une audition contradictoire sur le nouveau problème que connait l’EPR à Flamanville, celui des soudures des tuyauteries. L’EPR, c’est une centrale nucléaire à eau pressurisée de nouvelle génération qui deviendra le réacteur nucléaire le plus puissant de France.  Sa durée de vie technique sera de 60 ans minimum et il est conçu pour résister à toutes les catastrophes.

Mais depuis le début de sa construction, il connait une série de problèmes techniques qui retarde sa mise en marche et renchérie son coût.

L’OPECST a réunit EDF, Framatome, l’Autorité de Sureté nucléaire (ASN) et l’IRSN (Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire) afin de comprendre les raisons de ces nouvelles défaillances : défaillance de la filière industrielle française, très haute exigence de sécurité de l’ASN, non transmission par Framatome au sous-traitant des exigences techniques, lenteur de la réaction d’EDF qui a cherché d’abord à prouver que les défaillances de soudures ne compromettaient pas la sécurité… Bref, tous les ingrédients d’un échec !

Catherine Procaccia a interrogé EDF sur les 3 scénarios de remise à niveau et si l’ASN serait associée au choix. Cette audition contradictoire a été saluée comme une grande première en matière de transparence, car tous les acteurs étaient rassemblés pour y participer.