Le Gouvernement interpellé sur les coupures de cables optiques

téléchargement (2)Début Mai dernier, juste avant le déconfinement, des câbles du reseau internet et téléphonie avaient été sectionnés à la disqueuse sur les communes d’Ivry-sur-Seine et de Vitry-sur-Seine. Ces actes de vandalisme, qui avaient grandement impacté le réseau fibre d’Orange de plusieurs communes du Val-de-Marne et d’une partie du Sud-Est de Paris, étaient particulièrement dommageables  alors que les français étaient alors confinés chez eux.

Catherine Procaccia avait très rapidement saisi le Gouvernement dans un double objectif : qu’une réponse pénale forte soit apportée et que les services de l’État se joignent à ceux d’Orange pour à la fois réparer les câbles sectionnés, mais aussi et surtout sécuriser l’ensemble des réseaux essentiels.

Dans une réponse transmise le 10 septembre dernier, soit près de 4 mois plus tard (!!), le Gouvernement précise que la sécurité et la continuité des réseaux de communications électroniques sont une préoccupation majeure pour l’État. Cette préoccupation se traduit notamment par l’obligation faite aux opérateurs, prévue par l’article D. 98-5 du code des postes et des communications électroniques (CPCE), de prendre « toutes les mesures appropriées pour assurer l’intégrité de ses réseaux et garantir la continuité des services fournis ».

Si le Gouvernement précise qu’un « retour d’expérience » est en cours auprès des opérateurs pour davantage sécuriser leurs infrastructures, ces actes délictueux restent à ce jour sans réponse, leurs auteurs n’ayant pas encore été identifiés.
La sénatrice s’étonne de la fragilité de ces réseaux indispensables à tous, si peu sécurisés et surveillés et de la réponse du Gouvernement. De tels actes de malveillance peuvent donc se reproduire, en Val-de-Marne comme ailleurs.