Lutter contre l’antibiorésistance en médecine vétérinaire

photo phagosDans la continuité de ses travaux sur les phages, ces virus tueurs de certaines bactéries, Catherine Procaccia a eu le plaisir de visiter le laboratoire d’une jeune-start-up française Phagos, qui développe ses solutions à destination des élevages principalement d’huitres, de crevettes et de poulets.

Alors que la lutte contre l’antibiorésistance s’annonce comme l’un des défis sanitaires majeurs à venir, les phages apparaissent comme l’une des solutions possibles notamment en médecine vétérinaire qui subit depuis plusieurs années une paupérisation de son arsenal thérapeutique du fait des restrictions drastiques sur le recours aux antibiotiques.

Phagos a aujourd’hui la capacité de proposer en deux mois des cocktails de phages personnalisés efficaces pour guérir l’infection ciblée. Des résultats très prometteurs qui méritent encore d’être confirmés mais qui ouvriraient des perspectives intéressantes pour de très nombreux éleveurs.

Au-delà des défis scientifiques que relève Phagos, Catherine Procaccia a été sensible aux obstacles règlementaires que rencontre cette jeune start-up. Malgré la bienveillance des régulateurs, ces solutions se heurtent, tout comme en matière de santé humaine,  à un cadre rigide et mal adapté à une technique de traitements personnalisés au cas par cas, c’est-à-dire selon la bactérie.

La Banque 2.0 à Val-de-Fontenay !

318441539_10225631322943751_6792269405645864825_n (1)Nichée au cœur du technopole de Val-de-Fontenay, la Société Générale loge depuis Septembre 2016 dans le site des Dunes, la majeure partie de ses fonctions informatiques. Secteur engagé à marche forcée dans le virage numérique, la Sénatrice Catherine Procaccia a consacré sa visite aux outils utilisés par les équipes de la banque.
Sensible aux enjeux de cybersécurité, la Sénatrice a découvert les efforts conséquents réalisés par une des plus grandes banques d’Europe pour protéger au quotidien ses clients face à des tentatives de fraudes toujours plus internationales et sophistiquées. En réponse, la banque développe des outils d’intelligence artificielle qui nécessitent du personnel qualifié. Cependant, ce secteur pâti, comme d’autres du manque d’appétence des jeunes français pour les mathématiques.
Les efforts énormes réalisés par la Société Générale mettent également en perspective les trop faibles moyens alloués aux hôpitaux ou encore aux communes pour assurer leur protection informatique. Ainsi par exemple, la banque consacre un budget annuel uniquement contre les ransomwares (virus qui bloque l’accès au fichier pour exiger le paiement d’une rançon) supérieur à l’ensemble des aides promises par l’Etat aux hôpitaux pour toute leur sécurité informatique.
La visite s’est conclue sur une présentation de la digitalisation des services de la banque de détail qui a particulièrement intéressé la Sénatrice soucieuse que chaque client puisse trouver la solution qui lui convienne, digitale ou non !

Pour une assurance-vie plus simple

photoDans la continuité de ses travaux pour rendre les produits d’assurance plus accessible, la sénatrice Procaccia a défendu dans le cadre de l’examen du projet de loi de finances 2023 un amendement sur le transfert des contrats d’assurance-vie.
Produit d’épargne plébiscité par les Français, l’assurance-vie est également une source de financement long terme pour nos entreprises. Pour maintenir cet équilibre, il est aujourd’hui impossible de transférer son contrat sans perdre les avantages fiscaux qui y sont liés.
Récemment plusieurs institutions financières ont annoncé leur volonté de cesser leurs activités bancaires en France.. Sans possibilité de transférer son contrat, le client est alors obligé d’accepter le nouvel assureur qui lui est imposé. Ainsi, celui qui a fait le choix de centraliser ses produits (compte courant, livret, carte bancaire et assurance vie) auprès d’un seul opérateur afin de gérer de façon aisée son épargne, parfois même avec des prélèvements automatiques, se retrouve devant une situation étrange : il a le choix d’accepter la nouvelle banque proposée ou de choisir une banque de son choix, mais il ne peut rien faire pour son contrat d’assurance vie.
La sénatrice a déposé un amendement qui visait à corriger cette situation dommageable pour les consommateurs, sans pour autant remettre en cause le principe général de non transférabilité.
Après un débat riche en séance publique, l’amendement a été repoussé. Mais il marque une première étape intéressante pour rendre l’assurance-vie plus simple et plus souple.

La Géothermie dans le Val-de-Marne

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Catherine Procaccia s’est rendue, accompagnée de Sabine Patoux Présidente déléguée du Conseil départemental en charge de la transition écologique, sur le site de la SEMHACH à Villejuif, qui alimente les logements collectifs et équipements publics en géothermie de cette ville et des communes de l’Haÿ-les-Roses et de Chevilly-Larue.
Des pompes profondes extraient en sous-sol la chaleur de l’eau à 80° qui date du jurassique, ère à laquelle la mer recouvrait le bassin Parisien puis la réinjectent dans la nappe et les roches dans laquelle elle a été pompée.
Déjà existante dans les années 1980, cette énergie avait été abandonnée en raison des problèmes de corrosion qui sont dorénavant réglés. Le coût croissant de l’énergie fait qu’elle devient de plus en plus attractive pour la communes. Au niveau mondial, l’Ile-de-France est n°1 en la matière, et 40% de la géothermie est produite dans le Val-de-Marne où plusieurs sites fonctionnent.
A noter que le Gouvernement refuse d’intégrer la géothermie dans la fiscalité des énergies renouvelables.

L’Haÿ-les-Roses : une police municipale bien équipée

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Le 24 novembre dernier, à l’invitation du Maire de l’Haÿ-les-Roses Vincent Jeanbrun, Catherine Procaccia a assisté à une démonstration du nouveau Pistolet à Impulsion Électrique (PIE), dit « taser » mis à disposition des 20 policiers municipaux.
Ces derniers ont insisté sur le caractère dissuasif du taser, qui évite aux policiers l’usage d’une arme létale. La démonstration in situ, à laquelle a assisté et même participé la Sénatrice, a été très convaincante ! Le nouveau Taser intègre en outre deux cartouches et une caméra-piéton. Adapté au gilet pare-balles, cette arme « intermédiaire » ne peut cependant pas remplacer les armes létales dont l’usage peut s’avérer nécessaire si le policier est attaqué.
Par contre, la police municipale n’a plus le droit d’utiliser des drones, bien utiles en zone pavillonnaire puisqu’ils permettaient de vérifier rapidement les effractions et de suivre le contrevenant. Leur effet dissuasif semblait très efficace.
La Sénatrice a félicité le Maire pour l’équipement qu’il met à disposition de ses agents afin qu’ils assument la sécurité de la population, tout en étant eux-mêmes protégés au mieux, comme par exemple avec des tours de cou anti-égorgement.

Dioxines et incinérateur d’Ivry : fausse alerte ?

311789090_10225340027061536_1260313822582999785_nAu début de l’année, une étude menée par un collectif écologique avait révélé des concentrations de dioxines anormalement élevées aux alentours de l’incinérateur d’Ivry-sur-Seine. L’Agence Régionale de Santé avait immédiatement préconisé la suspension de la consommation d’œufs des poules élevées en plein air à Ivry, Paris et dans les communes avoisinantes.
Catherine Procaccia avait alors posé une question écrite au Gouvernement sur l’impact de ces concentrations. Sans réponse depuis 8 mois, elle l’a de nouveau interpellé en octobre lors de questions orales.
Le Gouvernement a finalement indiqué que si le travail commun réalisé par la Direction Générale de la Santé, l’ARS d’Ile-de-France et les agences sanitaires nationales, confirmait des niveaux de contamination dépassant les seuils réglementaires, il n’y avait pas de lien de causalité démontré avec l’incinérateur du Sytcom qui respecte bien toutes les normes imposées.
Par contre, la fiabilité de la méthodologie de l’étude présentée par l’association écologique a été clairement remise en cause par les scientifiques. L’ARS mène une étude complémentaire qui sera connue au premier semestre 2023.
Enfin, plusieurs études de l’ANSES et de Santé publique France démontrent que résider à proximité d’incinérateurs ne semble pas modifier les niveaux d’imprégnation en dioxines. Cependant, par prudence, la consommation de produits issus d’animaux élevés en plein air dans une zone connue comme polluée doit être évitée, comme celle des œufs non industriels.
La Sénatrice a regretté que le Gouvernement ait laissé une association paniquer les habitants et n’ait pas communiqué plus rapidement sur les résultats de l’ARS à la population.

Soutien aux élus agressés

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Le 15 novembre dernier, le Sénat a adopté à l’unanimité une proposition de loi, que Catherine Procaccia avait co-signée, visant à ce qu’une association d’élus ou une assemblée parlementaire puisse se porter partie civile au procès en cas d’agression d’un de ses membres.
En 2021, 1 000 élus ont déclaré avoir été victimes d’une agression verbale ou physique. Les maires et leurs adjoints en sont les principales cibles. Malgré le dépôt de plaintes contre ces auteurs, le nombre de classements sans suite reste important.
Pour en diminuer ce chiffre et convaincre les élus de porter plainte, ce texte vise à être un soutien juridique et moral pour l’élu.
Une association peut être aussi partie au procès en cas de dégradation des biens de l’élu, ou si l’un des proches de ce dernier – conjoint, partenaire ou résident au même domicile – est victime d’une agression.

Empêcher les jeunes de fumer des Puffs

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Au cours de la discussion sur le projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) pour 2023, Catherine Procaccia a fait voter un amendement instaurant une taxe importante sur les PUFFS, ces cigarettes électroniques jetables à usage unique qui fait fureur chez les ados.
Conçues pour attirer les jeunes avec des saveurs telles que la limonade, le coca-cola ou la barbe à papa et un packaging qui les fait ressembler à des bonbons, les Puffs – qui signifie bouffée – sont théoriquement interdites à la vente des mineurs. Mais selon les chiffres d’Action contre le Tabac, 13% des 13-16 ans ont déjà fumé.
Selon les addictologues, cela va les conduire plus tard vers le tabac.
Sans compter qu’elles sont jetées n’importe où, alors qu’elles contiennent batterie et résistance. Pour l’environnement aussi, ce n’est pas bon.
Pour les dissuader, la Sénatrice augmente le prix en faisant passer le paquet de cigarette de 10 à 20 euros.
Le Sénat a voté l’amendement à la quasi totalité des présents, malgré l’avis défavorable du Gouvernement qui a pourtant déclaré partager les mêmes préoccupations.

Rencontre avec la police du Val-de-Marne

Réunion - Syndicat de policeLe 27 octobre dernier, Catherine Procaccia a reçu au Sénat le syndicat de police majoritaire dans le Val-de-Marne UNITE SGP POLICE 94 qui lui avait demandé un entretien.

Les représentants de ce syndicat ont évoqué les difficultés que rencontrent les policiers au quotidien, notamment au niveau des effectifs ; ce qui est hélas n’est pas une nouveauté dans le département. Ils ont aussi attiré son attention sur le fait qu’aucun des nouveaux policiers sortis des deux dernières promotions de l’école de police, n’ont été affectés dans le Val-de-Marne. Cette présence policière est nécessaire alors qu’il y a une nouvelle hausse des délits.

L’explosion des tâches qui sont demandées à la Police, visites ministérielles constantes, accompagnement des prévenus dans les hôpitaux et aux tribunaux, associé à la faiblesse des effectifs se traduisent par une moindre présence de la police sur le terrain, et donc du lien avec la population.

Plus inquiétant encore, le syndicat a évoqué la réapparition de la mutualisation des commissariats, que policiers et élus avaient dénoncée, et qui avait été abandonnée en 2017.

Enfin, Catherine Procaccia a découvert que les véhicules professionnels et personnels des policiers sont victimes de détériorations. Au sein de la Préfecture de Créteil, il est impossible de retrouver les auteurs de ces infractions en raison de l’absence de caméras de vidéosurveillance ! La Sénatrice comprend leur exaspération.